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mercredi 7 décembre 2011

A mi-chemin recrute ... télétravailleurs et coworkers

Les quelques mois de silence sur ce blog s'expliquent par le travail réalisé au sein du collectif Tiers-Lieux auquel je me suis associé en juillet dernier et qui a comme objectifs, en Aquitaine :
  • d'identifier et informer les utilisateurs
  • de susciter et d'accompagner les initiatives
  • sensibiliser les collectivités et les entreprises
Les personnes associées à ce collectif sont :
  • Lucile Aigron au travers de l'association Arrêt Minute à Pomerol qui vient de fêter son premier anniversaire dont parle "Le Résistant",
  • Marie-Laure Cuvelier de Kokerboom.
La Région Aquitaine soutient cette initiative avec enthousiasme (favoriser les nouvelles manières de travailler dont le télétravail relève en effet des priorités du département TIC du Conseil Régional).  Une délibération favorable de la commission permanente TIC est intervenue le 16 octobre en ce sens.

Pour A Mi-chemin, l'objectif essentiel est de recruter des télétravailleurs et des personnes (travailleurs indépendants, entreprises, collectivités) souhaitant fonder l'association qui pilotera le projet de télécentre du Temple.

A ce propos, je suis à l'écoute de toutes les propositions que vous souhaiterez me faire et vous en remercie par avance.

L'idée est toujours d'occuper les locaux mis à disposition par la Mairie du Temple mais, le projet ayant une forte dimension "aménagement du territoire", il me semble que le niveau pertinent d'intervention se situe plus au niveau de la communauté de communes "La Médulienne" voire au niveau du "Pays Médoc".

Je vais relancer mes contacts à ces différents niveaux lors des prochaines semaines pour aboutir rapidement.

Le plus important restera tout de même de recruter des télétravailleurs; donc si vous souhaitez être informés sur le télétravail, les télécentres, les espaces de coworking; vous recherchez des arguments pour convaincre votre entreprise de lancer une expérience pilote de télétravail en télécentre ? contactez-moi.




lundi 25 juillet 2011

Le télétravail is good for you !

Je suis entrain de lire la synthèse qu'a réalisée Pascal Rassat (Cabinet CITICA) sur le télétravail et les tiers-lieux (télécentres, espaces de coworking).  C'est le même qui avait conduit l'étude diligentée par le Conseil Régional d'Aquitaine sur le télétravail en 2008.

La synthèse est très intéressante, claire et bien documentée.  Ajoutée à tout ce qui s'est déjà dit et écrit sur ces thèmes, je ne vois pas bien l'utilité pour M. Besson d'avoir lancé une étude de plus sur ce thème cent fois rebattu.  A ce propos, Philippe Planterose (Pdt de L'AFTT) a publié un billet d'humeur auquel on ne peut que souscrire.

Si dit-on la vérité sur ce thème en France ?  Je n'en suis pas convaincu !

Cela me rappelle d'ailleurs la formule d'un de mes mentors qui me mettait en garde contre certains raccourcis lorsqu'il s'agissait d'introduire une nouveauté :


Vous l'aurez compris, en la matière, les raccourcis dans ce "cycle vertueux de l'adhésion" entraînent souvent des échecs.

  • On explique (plus ou moins bien ...), en considérant que l'autre à compris : est-ce si sûr ?
  • On est sûr qu'il a compris mais est-il convaincu ? pas si sûr !
  • On nous dit être convaincu mais cela implique-t-il qu'on adhère ? pas certain !!
En tous cas, ce n'est pas en multipliant les études qu'on va avancer mieux.  Il me semble préférable  de répondre aux questions inscrites en filigrane dans le "cercle vertueux de l'adhésion":
  • a-t-on bien expliqué les enjeux du télétravail, de l'implantation de tiers-lieux, aux bons acteurs ?
  • les enjeux, avantages, inconvénients ont-ils été bien compris ?
  • les acteurs (entreprises, syndicats, salariés) sont-ils réellement convaincus et sinon pourquoi ?
  • s'ils sont convaincus, adhérent-ils (ou pourquoi n'adhérent-ils pas ?)
Le retard, relatif, que connait la France dans le développement des téléactivités ne s'explique-t-il pas essentiellement pas nos carences habituelles dans le cycle décrit plus haut ?
  • fort de nos traditions dirigistes, on explique en pensant que M. Ipso et Mme Facto adhérent spontanément (autre variation du fameux "l'intendance suivra !")
  • dit autrement, ne souffre-t-on pas également, au moins un peu, du "syndrome Guinness" ? sans avoir vérifié que quelqu'un avait soif ? : le télétravail est bon pour vous !
  • ne voulant pas passer pour des arriérés (en informatique, en développement soutenable ..) chacun prétend être convaincu mais sans avoir vraiment pris la dimension des enjeux (en réalité, on n'a pas compris)
  • quand on est convaincu, on freine des quatre fers en se disant que c'est certainement très bien mais tellement mieux pour/chez les autres !
Pour ma part, je pense que s'il faut dépenser de l'argent public, il devrait être consacré à promouvoir les réalisations existantes et encourager les initiatives privé/public en cours plus qu'à étudier encore et encore un secteur bien documenté.

Cela dit, on a également le droit de ne pas être convaincu ou de ne pas adhérer à cette évolution des conditions d'exercice du travail.

A vos commentaires !

jeudi 21 juillet 2011

Le télécentre qui met du lien dans la Médulienne

Le projet d'ouverture du télécentre au sein de la communauté de communes la Médullienne avance pas à pas, en pleine concertation avec les représentants de la Délégation TIC du Conseil Régional d'Aquitaine.

Les échanges de vues depuis bientôt deux mois visent à promouvoir la création du télécentre dans une logique de réseau à l'échelle régionale.

Nous travaillons donc en étroite collaboration avec les fondatrices de l'Arrêt Minute de Pomerol ainsi qu'avec Marie-Laure Cuvelier (Kokerboom) afin de constituer dans les meilleurs délais l'embryon de ce réseau régional.

A mi-chemin, le télécentre qui met du lien dans la Médulienne ;-), recherche des partenaires, associés intéressés à faire partie du noyau dur initiateur du projet.  Il n'est pas trop tard pour se porter candidat, ce sera avec plaisir et grand intérêt que j'étudierai toutes les propositions venant :

  • d'entreprises voulant promouvoir le télétravail
  • de salariés télétravailleurs souhaitant rompre leur isolement
  • travailleurs indépendants voulant faire du coworking et bénéficier de moyens communs
A vos plumes, claviers (en commentaire si vous préférez ou en postant vos suggestions ici) ou à vos téléphones.



vendredi 17 juin 2011

A l'école du télécentre


Si le projet de télécentre se réalise, il devrait être hébergé, au moins temporairement, dans un espace disponible de la Mairie, du côté de l'ancienne école des filles ! (à gauche, au premier étage).

Une première salle d'environ 18 m² :


Cette salle communique par les petites marches mais également par un petit couloir à une seconde salle, plus grande puisqu'elle fait environ 35 m² :


Je ne vous montre pas tout mais il y a aussi de quoi faire une petite popote, un petit remaquillage et garer sa voiture.

Cela dit, il va falloir faire quelques petits travaux pour accueillir du public mais le tout est propre et chauffé ! Dans les prochains jours, place à la calculette et au business plan car je ne souhaite pas me lancer dans une opération non équilibrée économiquement (charges fixes couvertes par des contributions de coworkers, locataires d'espaces ou autres).

Si vous avez des idées, des suggestions, n'hésitez pas à me les communiquer en commentaire.

mercredi 15 juin 2011

Pomerol : deux heures d'arrêt minute

Comme prévu, j'ai rendu visite à l'espace de coworking de Pomerol appelé Arrêt Minute et initié entre autres par Lucile Aigron et Emilie Pastureau que j'ai pu rencontrer après avoir, mazette, traversé Gironde et Dordogne, deux fleuves.

Heureusement que l'espace n'est pas géré par la SNCF, le risque d'amende aurait été fort tant la discussion rebondissait en permanence et a fini par durer deux bonnes heures, hors limites pour les hommes du train.

Honneur donc aux novatrices qui ont osé se lancer en milieu rural, du moins pour la Gironde car nous sommes quand même un peu en retard dans le Sud-Ouest (voir l'Orne en Normandie et le Cantal parmi d'autres). Je suis content de prendre leur pas avec le projet dans le Médoc. L'esprit du coworking est fondé sur le partage, je pense que nous arriverons à bien échanger nos expériences et peut-être une partie de nos moyens, même si deux fleuves nous séparent.


Rien à voir mais, en passant, j'ai frôlé sans m'arrêter car il y avait des hommes en livrée et gants blancs qui attendaient des plus importants que moi, la nouvelle réalisation de Christian de Porzamparc qui a réinventé le chai du célèbre grand cru Chateau Cheval Blanc.


Le jour où M. de Portzamparc dessinera un télécentre, de préférence dans le Médoc, vous m'en direz des Nouvel !! :-)

En tous cas, merci pour l'accueil et à bientôt pour de nouvelles rencontres.

La photo du chai vient de Batirama
J'avais également lu un intéressant article (payant) de Frédéric Edelman dans le Monde à ce sujet.

mardi 14 juin 2011

Après l'annonce presse

L'accueil du projet de télécentre est plutôt bon dans l'ensemble. J'ai pu rencontrer Eugénie Michardière et Michel Eimer (Action territoriale numérique Région Aquitaine - Délégation TIC) à Bordeaux dès le 8 juin, qui m'ont réservé un excellent accueil et m'ont assuré de leur soutien concret, le moment venu.

Les réactions directes à l'article de Sud-Ouest n'ont pas été nombreuses mais le maire du Temple m'a dit qu'il avait bien été mis en valeur dans les kiosques (affichettes) et que certains administrés s'étaient montrés curieux des retombées éventuelles en matière d'emploi.

Lors de la réunion à la Mairie du Temple, M. le Maire et son premier adjoint m'ont confirmé l'intérêt qu'ils portent au projet et m'ont fait visiter des locaux immédiatement disponibles au sein de la mairie que le télécentre pourrait louer. Ces locaux pourraient avoir un caractère provisoire en attendant de voir comment l'exploitation du télécentre évolue. Succès, échec, dites 33 !

En tous cas, tous mes interlocuteurs sont motivés pour faire du télécentre une structure équilibrée économiquement. Il ne s'agit pas de réaliser un "machin" de plus sous prétexte que le thème du télétravail est dans l'air. Ce qu'on cherche à faire est un lieu d'accueil au service des salariés, des entreprises et des indépendants du Médoc ou d'ailleurs avec une logique économique la plus saine possible.

Je suis, au passage même si cela n'a rien à voir, très intéressé par le statut des SCOP mais, à ce stade, aucune décision n'est prise quant à la structure juridique retenue, le plus simple étant d'utiliser ma société NTIC EN STOCK sarl qui sera alors domiciliée en Gironde.

Pas mal de contacts ont été pris avec des rendez-vous à venir qui laissent entrevoir de fructueux échanges.

Vivement demain !

vendredi 3 juin 2011

Un peu de presse aujourd'hui

Merci à Julien Lestage (Journaliste) pour son article fidèle à notre conversation d'hier, paru dans Sud-Ouest ce matin.
Le lien est ici
Je me permets de citer intégralement le texte paru :

« Limiter le va-et-vient »

Philippe Luttringer a pour projet de développer un télécentre sur la commune du Temple. Des bureaux qui permettraient de fixer des travailleurs et des indépendants.

 Philippe Luttringer : « L'idée est de limiter les mouvements pendulaires de personnes qui se déplacent vers la CUB pour passer leur journée sur un écran d'ordinateur ».  archives « sud ouest »/ m. amat

Philippe Luttringer : « L'idée est de limiter les mouvements pendulaires de personnes qui se déplacent vers la CUB pour passer leur journée sur un écran d'ordinateur ». ARCHIVES « SUD OUEST »/ M. AMAT

Philippe Luttringer croit dur comme fer à son projet de centre de télétravail dans le Médoc. Depuis 2009, il ressasse ce dossier dans sa tête, et a décidé cette année d'activer le turbo. « J'ai recontacté Jean-Luc Pallin, le maire du Temple, qui m'avait déjà réservé un très bon accueil sur le même sujet il y a deux ans. Aujourd'hui, nous allons essayer de trouver des locaux dans le village. Ils tiennent un Conseil municipal dans les prochains jours », livre l'entrepreneur.
Le mouvement pendulaire
Patron d'une petite société d'informatique à Paris, qui s'est spécialisée dans « les outils de collaboration », le cadre vient très régu- lièrement dans sa résidence secondaire située au Porge. Il a d'ailleurs décidé de quitter la capitale pour s'installer sur la presqu'île en transférant son activité.
« Je suis convaincu que cette organisation de travail à distance a un sens dans le Médoc. J'observe ce mouvement pendulaire de nombreux Médocains qui partent tous les jours travailler en direction de la CUB. Pour certains, il s'agit de faire beaucoup de kilomètres afin de trouver un simple écran informatique avec sa connexion », explique-t-il.
Selon Philippe Luttringer, son projet - dans un premier temps, environ 100 mètres carrés de bureaux aménagés avec une ou deux salles de réunion - devrait pouvoir intéresser des entreprises qui cherchent à optimiser le temps de travail et les déplacements de leurs personnels dans un « tiers lieu », mais aussi des indépendants voulant rompre une certaine solitude et à la recherche « d'un espace de socialisation propre à l'entreprise ». Le concept, qui n'a rien de nouveau, mais qui tarde à se développer en France, se veut souple. Il peut s'agir de la location d'une salle pour quelques heures ou plusieurs jours, sinon d'un engagement sur du plus long terme.
Des économies pour tous
« En France, tout est prêt pour que cette organisation du travail se mette en place. La réglementation et les moyens existent. Mais il y a encore un frein psychologique à franchir pour les patrons », fait observer Philippe Luttringer.
Pourtant, selon lui, le gain obtenu peut être important. Il y a les économies liées à la mutualisation de l'espace de travail, puis une meilleure productivité du salarié, qui se retrouve « libéré de certaines contraintes logistiques comme les horaires fixes », et des déplacements parfois usants, comme peuvent le vivre les travailleurs obligés tous les jours d'affronter embouteillages et des trajets devenus trop longs. Un schéma que les Médocains connaissent bien.
La qualité de vie
Jean-Luc Pallin, le maire du Temple, est évidemment intéressé par le projet de Philippe Luttringer. L'édile fait remarquer que sa commune se situe à un « carrefour » intéressant. « On est proche de Bordeaux, pas très loin non plus du bassin d'Arcachon ». Et si la couverture numérique, peut être améliorée dans le village, dans le centre-bourg elle atteint 2 Mg/s. « Ce qui est suffisant », plaide l'entrepreneur. Enfin, ce dernier explique que la recherche d'une meilleure qualité de vie n'est pas étrangère à son projet. Ce que de plus en plus de « migrants » viennent aussi chercher dans le Médoc.